Quand partir à Ushuaïa ?
Meilleure période : Novembre-Mars
- ✓Départs des croisières vers l'Antarctique depuis le port
- ✓Canal Beagle et manchots de l'île Martillo en saison
- ✓Randonnées dans le parc national Terre de Feu sous de longues journées
- ✗Météo changeante, quatre saisons en une journée même en été
- ✗Ville très sollicitée par les escales de croisiéristes
- ✓Ski au Cerro Castor, station la plus australe du monde
- ✓Montagnes enneigées jusqu'au niveau de la mer
- ✗Journées très courtes au coeur de l'hiver
- ✗Croisières antarctiques à l'arrêt
Températures et pluie relevées à Ushuaïa · moyennes des dernières années, données Open-Meteo (ERA5).
Subpolaire océanique : frais, venteux et changeant, même en plein été austral. La meilleure période pour partir à Ushuaïa s'étend sur janvier, février, mars, novembre et décembre, avec des températures qui montent jusqu'à 9-14°C (été). À l'inverse, avril, mai, juin, juillet, août, septembre et octobre sont généralement moins favorables (météo moins clémente ou forte affluence, selon la destination), même si un voyage reste possible en s'organisant. En haute saison, réservez tôt : les prix et la fréquentation grimpent vite.
Partir à contre-courant. Pour éviter la foule sans trop sacrifier la météo, visez avril et octobre : l'affluence retombe, les prix aussi, et le climat reste correct.
Ces mois vous inspirent ? Voyez aussi ce qui se fait de mieux ailleurs : où partir en novembre · où partir en décembre · où partir en janvier · où partir en février · où partir en mars.
En bref
Pourquoi partir à Ushuaïa ?
Ushuaïa porte fièrement son surnom : la ville du bout du monde. Posée à 3 000 kilomètres au sud de Buenos Aires, entre les derniers sommets des Andes et les eaux du canal de Beagle, c'est la ville la plus australe de la planète, celle d'où les routes, et les rêves, ne vont pas plus loin.
On y vient pour la Terre de Feu et ses forêts battues par le vent, pour une navigation sur le Beagle au milieu des otaries, et pour déguster la centolla, le fameux crabe royal. Mais Ushuaïa, c'est surtout un point de départ : celui de la grande aventure, la croisière vers l'Antarctique.
Car c'est ici, sur ces quais, qu'embarque la quasi-totalité des expéditions vers le continent blanc. Deux jours de mer plus tard, après avoir franchi le mythique passage de Drake, on entre dans un autre monde, fait de glace, de silence et d'une faune qui n'a pas peur de l'homme. Le voyage d'une vie.
Où se trouvent les incontournables à Ushuaïa ?
La carte ci-dessous situe les 7 incontournables détaillés dans ce guide : de quoi visualiser les distances entre chaque étape et organiser votre parcours à Ushuaïa. Cliquez sur un marqueur pour identifier chaque lieu.
Combien coûte un voyage à Ushuaïa en 2026 ? Calculette budget
Estimez votre budget à Ushuaïa selon votre style de voyage : hébergement, repas, activités et transport sur place compris (hors vols). Ajustez la durée et le nombre de voyageurs, les totaux se recalculent.
Vols en sus, à comparer selon vos dates. Montants indicatifs par personne, hors vol, à ajuster selon la saison.
Astuce : quelques agences d'Ushuaïa bradent les cabines invendues quelques jours avant le départ, parfois à moitié prix (à partir de 5 000 à 6 000 €), pour qui a du temps et de la flexibilité sur place. À l'inverse, pour une date et une cabine précises, réservez jusqu'à un an à l'avance. Vérifiez toujours ce qui est inclus : excursions et parka le sont presque toujours, les activités comme le kayak sont souvent en supplément.
À voir et à faire à Ushuaïa
Les incontournables à ne pas manquer, de nos coups de cœur vécus sur place aux grands classiques à ne pas rater :
- la ville du bout du monde
- le parc national de la Terre de Feu
- le canal de Beagle
- le grand départ vers l'Antarctique
- la centolla, le crabe royal
Ushuaïa, la ville du bout du monde

Accrochée entre mer et montagne, Ushuaïa cultive son statut de ville la plus australe du monde. On y flâne sur l'avenue San Martín, on se fait tamponner le passeport « Fin del Mundo », et l'on visite l'ancien bagne devenu musée, qui raconte comment la ville est née d'une colonie pénitentiaire. Le port, lui, s'anime au rythme des navires d'expédition : c'est le sas d'entrée vers l'Antarctique.
Le parc national de la Terre de Feu

À quelques kilomètres de la ville, le parc national de la Terre de Feu déroule forêts de lengas, tourbières, lacs et baies où la cordillère plonge dans la mer. C'est ici que s'achève la mythique Ruta 3, à Bahía Lapataia, 3 000 kilomètres au sud de Buenos Aires. On y randonne le long de la côte, on guette castors et renards, et l'on peut emprunter le Tren del Fin del Mundo, petit train à vapeur sur les traces des anciens bagnards.
La navigation du canal de Beagle

Depuis le port, les bateaux s'élancent sur le canal de Beagle, la voie d'eau qui sépare la Terre de Feu de ses îles. On y croise des colonies d'otaries et de cormorans, on passe au pied du phare Les Éclaireurs, le « phare du bout du monde », et certaines excursions débarquent sur l'île Martillo, où vit une colonie de manchots. Une belle mise en bouche avant le grand large.
Quelle croisière en Antarctique choisir ?

Presque toutes les expéditions partent d'Ushuaïa et durent de dix à douze jours, avec deux jours de mer à l'aller comme au retour pour franchir le passage de Drake, puis six à sept jours le long de la péninsule. Pour éviter le Drake, la formule « fly-cruise » fait décoller de Punta Arenas, au Chili, jusqu'aux îles Shetland du Sud, où l'on embarque : plus cher, mais plus court et sans mal de mer. Les grands voyages (dix-huit à vingt-deux jours) ajoutent la Géorgie du Sud et ses colonies de manchots royaux, un paradis pour la faune. Point crucial : la taille du navire. Les petits bateaux d'expédition (moins de 200 passagers) peuvent débarquer, car les règles internationales limitent à 100 personnes à terre en même temps ; les grands paquebots, eux, ne font souvent que longer les côtes. Privilégiez un petit navire pour multiplier les débarquements.
Le passage de Drake, la porte de l'Antarctique

Entre le cap Horn et les Shetland du Sud, le passage de Drake est l'un des bras de mer les plus redoutés du monde, là où trois océans se rencontrent. On parle du « Drake shake » quand la mer se déchaîne, et du « Drake lake » les jours de calme. Deux jours durant, on scrute l'horizon, bercé ou secoué, tandis qu'albatros et pétrels suivent le sillage du navire. Franchir le Drake, c'est déjà entrer dans la légende des explorateurs.
La péninsule Antarctique, un autre monde

Puis la première terre apparaît, et c'est le choc. La péninsule Antarctique déroule des chenaux bordés de glaciers, des montagnes qui tombent à pic dans une mer d'huile, et un silence total que seul rompt le craquement de la glace. On navigue dans des passages mythiques comme le canal Lemaire, si photogénique qu'on le surnomme « Kodak Gap ». Ici tout est démesuré, et l'on se sent minuscule.
Les icebergs et la glace bleue

L'Antarctique est le royaume de la glace sous toutes ses formes : icebergs tabulaires grands comme des cathédrales, blocs sculptés par les vagues, et cette glace d'un bleu électrique, si dense qu'elle ne renvoie plus que le bleu de la lumière. Chaque iceberg est unique, et le navire se faufile entre eux au ralenti. En zodiac, on s'en approche au plus près, dans un décor irréel.
Le soleil de minuit

En décembre et janvier, au cœur de l'été austral, le soleil ne se couche presque jamais. Les nuits n'existent plus : elles se muent en un interminable coucher de soleil doré qui embrase les montagnes et se reflète dans une eau immobile. C'est l'un des spectacles les plus envoûtants du voyage, et les photographes veillent tard, faute de vraie obscurité.
Les manchots par milliers

Ce sont les stars du continent. Manchots papous, à jugulaire et Adélie se rassemblent en colonies de plusieurs milliers d'individus, dans un vacarme et une odeur inoubliables. On les observe se dandiner sur leurs « autoroutes à manchots » tracées dans la neige, nourrir leurs poussins duveteux en janvier et février, et plonger comme des fusées. Curieux et sans crainte, ils s'approchent parfois tout près : ce sont eux qui décident de la distance.
Les phoques sur la banquise

Avachis sur les plaques de glace dérivantes, les phoques semblent ignorer le monde. On croise le placide phoque de Weddell, le phoque crabier (le plus nombreux au monde), et parfois le redoutable léopard de mer, prédateur des manchots, reconnaissable à sa gueule reptilienne. Les voir paresser au soleil, à quelques mètres du zodiac, fait partie des grands moments de l'expédition.
Les baleines

À mesure que l'été avance, les baleines affluent pour se gaver de krill. Baleines à bosse et petits rorquals s'observent de plus en plus facilement de février à mars, parfois tout près du navire ou des zodiacs, dans un souffle sonore et une odeur puissante. Avec de la chance, on assiste au ballet des orques. Les baleines à bosse pratiquent même la chasse en filet de bulles, un spectacle rare et fascinant.
Fouler le continent : les débarquements en zodiac

Le cœur de l'expédition, ce sont les débarquements : deux fois par jour, on enfile bottes et parka et l'on saute dans un zodiac pour poser le pied sur le continent blanc, marcher parmi les manchots ou longer un glacier. Tout est strictement encadré par les règles internationales (IAATO) : distances de sécurité avec la faune, désinfection des bottes pour ne rien introduire, aucun déchet laissé sur place. Certains navires proposent aussi kayak, raquettes, ou même une nuit en camping sur la glace.
Les bases scientifiques et les cabanes historiques

L'Antarctique n'appartient à personne : régi par un traité international, il est dédié à la paix et à la science. Des dizaines de bases, de toutes nationalités, y étudient le climat, les glaces et la faune. Les croisières font souvent escale à Port Lockroy, ancienne base britannique devenue musée et célèbre « bureau de poste des manchots », d'où l'on envoie une carte postale du bout du monde. On croise aussi des cabanes d'explorateurs et les vestiges rouillés de l'ère baleinière, comme à l'île de la Déception, un volcan dont on visite la caldeira inondée.
La vie à bord : notre croisière avec Hurtigruten

Entre les sorties, la vie à bord est un plaisir en soi. Nous avons navigué avec Hurtigruten, et l'expérience fut à la hauteur du décor : un navire confortable et moderne, un salon panoramique d'où l'on guette les baleines au chaud, et une équipe d'expédition (biologistes, glaciologues, historiens) passionnante, qui donne des conférences et accompagne chaque débarquement. On repart en ayant autant appris que rêvé.
La gastronomie à bord

Autre belle surprise : la table. À bord, la cuisine était tout simplement exceptionnelle, fine et soignée, à des années-lumière du cliché du repas de cantine en mer. Produits de qualité, assiettes dressées avec soin, service attentionné : après une journée dans le froid, ces dîners comptaient parmi les meilleurs moments de la journée.
Bien préparer sa croisière : mal de mer et équipement

Quelques réflexes pour partir serein. Contre le mal de mer du Drake, prévoyez un traitement (patchs ou comprimés) ou optez pour la formule fly-cruise. Côté équipement, la plupart des compagnies prêtent la parka et parfois les bottes ; à vous d'apporter des couches thermiques, gants, bonnet, lunettes de soleil et une bonne crème solaire, car la réverbération sur la glace est intense. Un appareil photo et des jumelles transforment le voyage. Enfin, réservez tôt : les meilleures cabines et les petits navires partent parfois un an à l'avance.
Le saviez-vous ? Blood Falls, la cascade de sang

C'est l'une des curiosités les plus étranges du continent : Blood Falls, une cascade d'un rouge sang qui s'écoule du glacier Taylor. Sa couleur vient d'une eau très salée et chargée en fer, piégée sous la glace depuis des millions d'années, qui rouille au contact de l'air. Malheureusement, elle se trouve dans les vallées sèches de McMurdo, à l'autre bout de l'Antarctique : inaccessible depuis les croisières de la péninsule. Un rêve pour une prochaine vie d'explorateur.
Combien de jours et quel itinéraire à Ushuaïa ?
Comptez deux à trois jours pour Ushuaïa et la Terre de Feu, idéalement combinés avec le reste de la Patagonie. Pour l'Antarctique, la croisière classique dure dix à douze jours au départ d'Ushuaïa, dont quatre de traversée. Prévoyez large : les vols vers Ushuaïa sont parfois perturbés, et mieux vaut arriver un jour avant l'embarquement pour ne pas rater le navire.
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Comment s'y rendre et se déplacer à Ushuaïa ?
Ushuaïa se rejoint en avion : environ 3 h 30 de vol depuis Buenos Aires (aéroport d'Aeroparque) ou une heure depuis El Calafate, avec plusieurs liaisons par jour en été. Depuis la France, comptez au total 17 à 20 heures de trajet via Buenos Aires. L'aéroport est à dix minutes du centre.
Pour l'Antarctique, l'embarquement se fait directement au port d'Ushuaïa, à quelques minutes du centre-ville. Arrivez impérativement la veille : un vol retardé, et c'est la croisière manquée, car le navire n'attend pas. Beaucoup de voyageurs passent d'ailleurs une nuit ou deux à Ushuaïa avant de partir.
Où dormir à Ushuaïa ?
À Ushuaïa, on trouve de tout, des auberges aux hôtels design perchés sur les hauteurs avec vue sur le canal de Beagle. Réservez tôt en haute saison (décembre-février), car la ville sert de base à des milliers de croisiéristes. Les hôtels avec navette et vue sur la baie sont les plus agréables pour la nuit précédant l'embarquement.
Pendant la croisière, votre hôtel, c'est le navire. Les cabines vont du hublot standard à la suite avec balcon ; le prix grimpe vite avec la vue et l'espace, mais tous les passagers profitent des mêmes salons, restaurants et débarquements. Sur les petits navires d'expédition, l'ambiance est conviviale et tournée vers l'aventure plus que vers le luxe.
Que manger à Ushuaïa ?
À Ushuaïa, une spécialité s'impose : la centolla, l'énorme crabe royal de Patagonie, servie fraîche dans les restaurants du port. Goûtez aussi l'agneau de Terre de Feu rôti et une bière artisanale brassée dans la ville la plus australe du monde.
À bord, tout est compris, et la table est souvent un point fort : buffets généreux le midi, dîners servis le soir, produits soignés. Sur notre croisière Hurtigruten, la cuisine était même l'un des grands plaisirs du voyage.
Pour quel type de voyageur ?
Ushuaïa se prête à un voyage sportif et nature. Que l'on parte en amoureux, en solo et même entre amis, chacun y trouve son rythme. Côté hébergement, on trouve surtout des hôtels classiques et des lodges.
Formalités & infos pratiques
Pour les voyageurs français, aucun visa n'est nécessaire pour un séjour touristique de moins de 90 jours ; un passeport en cours de validité suffit. La langue principale est l'espagnol, et depuis Paris comptez ~17h (via Buenos Aires).
Sur place, pour garder internet sans payer le roaming, une eSIM à Ushuaïa s'active en quelques minutes et fonctionne dès l'atterrissage (forfaits à partir de 8,99 €). Pensez aussi à une assurance voyage adaptée.
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Questions fréquentes à Ushuaïa
Quel budget prévoir pour un voyage à Ushuaïa ?
Comptez en moyenne 100-160 €/jour (hors croisière) par personne (hors vol), soit un budget élevé (€€€). À ajuster selon la saison et le style de voyage.
Faut-il un visa pour se rendre à Ushuaïa (voyageur français) ?
Formalités : aucun visa nécessaire (moins de 90 jours). La monnaie locale est le peso argentin (ARS) et la langue principale est l'espagnol. Vérifiez toujours les conditions à jour avant le départ.
Combien de temps de vol depuis Paris ?
Pour rejoindre Ushuaïa depuis Paris, comptez ~17h (via Buenos Aires).
Combien coûte une croisière en Antarctique depuis Ushuaïa ?
Comptez 8 000 à 13 000 € par personne pour une croisière classique de 10 à 12 jours en cabine standard, tout compris. Les suites, les fly-cruises (sans le Drake) et les grandes expéditions vers la Géorgie du Sud dépassent 15 000 à 25 000 €. À l'inverse, des cabines de dernière minute se négocient parfois dès 5 000 à 6 000 € sur place à Ushuaïa.
Quelle est la meilleure période pour aller en Antarctique ?
La saison va de novembre à mars. Novembre offre une neige immaculée et les parades des manchots ; décembre et janvier, les poussins, la chaleur relative et le soleil de minuit ; février et mars, c'est la meilleure période pour les baleines et les couchers de soleil, avec moins de glace.
Le passage de Drake est-il vraiment éprouvant ?
Il peut l'être : deux jours de mer parfois agitée (le « Drake shake »), parfois calme (le « Drake lake »). Un traitement contre le mal de mer aide beaucoup. Pour l'éviter totalement, la formule fly-cruise relie Punta Arenas aux Shetland du Sud en avion.
Faut-il être sportif pour une croisière en Antarctique ?
Non. Les débarquements en zodiac et les balades à terre restent accessibles à la plupart des voyageurs en bonne santé. Une condition physique correcte permet simplement de profiter des marches optionnelles et des sorties en kayak.
Peut-on voir Blood Falls, la cascade rouge ?
Non, pas depuis une croisière classique : Blood Falls se trouve dans les vallées sèches de McMurdo, à l'opposé de la péninsule Antarctique visitée par les navires partant d'Ushuaïa. C'est une curiosité réservée aux missions scientifiques.
Comment se rendre à Ushuaïa ?
En avion, depuis Buenos Aires (environ 3 h 30 depuis l'aéroport d'Aeroparque) ou depuis El Calafate (environ 1 heure), avec plusieurs vols par jour en été. Arrivez la veille de l'embarquement pour parer à tout retard.









