Quand partir à Salvador de Bahia ?
Meilleure période : Septembre-Mars
- ✓Pelourinho et baie de Tous les Saints sous le soleil
- ✓Carnaval de Salvador en février, l'un des plus grands du Brésil
- ✓Plages d'Itapuã et du littoral nord au meilleur
- ✗Chaleur forte au coeur de l'été austral
- ✗Ville saturée et prix au sommet pendant le carnaval
- ✓Pelourinho au calme, sans la foule des fêtes
- ✓Cascades de la Chapada Diamantina bien alimentées
- ✗Averses fréquentes sur la baie de Tous les Saints
- ✗Humidité élevée, éclaircies imprévisibles
Températures et pluie relevées à Pelourinho · moyennes des dernières années, données Open-Meteo (ERA5).
Tropical chaud toute l’année, saison des pluies d’avril à juillet. La meilleure période pour partir à Salvador de Bahia s'étend sur janvier, février, septembre, octobre, novembre et décembre, avec des températures qui montent jusqu'à 28-31°C. À l'inverse, mars, avril, mai, juin, juillet et août sont généralement moins favorables (météo moins clémente ou forte affluence, selon la destination), même si un voyage reste possible en s'organisant. En haute saison, réservez tôt : les prix et la fréquentation grimpent vite.
Partir à contre-courant. Pour éviter la foule sans trop sacrifier la météo, visez mars et août : l'affluence retombe, les prix aussi, et le climat reste correct.
Ces mois vous inspirent ? Voyez aussi ce qui se fait de mieux ailleurs : où partir en septembre · où partir en octobre · où partir en novembre · où partir en décembre · où partir en janvier · où partir en février.
En bref
Pourquoi partir à Salvador de Bahia ?
Salvador n'est pas une ville comme les autres au Brésil : c'est la première capitale du pays, fondée en 1549 sur une baie immense, la baie de Tous les Saints. Pendant plus de deux siècles, elle a été le grand port de l'Atlantique sud, cœur du commerce du sucre et de l'esclavage. De cette histoire douloureuse et féconde est née une culture unique, profondément afro-brésilienne, que l'on ressent dès les premiers pas dans les ruelles pavées de la ville haute.
Ici, l'Afrique n'est pas un lointain souvenir, elle vit au présent. Elle bat dans le tambour des blocos afro qui font trembler le pavé, elle danse dans les rondes de capoeira, elle prie dans les terreiros de candomblé, elle mijote dans l'huile de dendê des marchandes d'acarajé. Salvador se vit autant qu'elle se visite : c'est une ville de rythme, de couleur et de croyances mêlées, où le catholicisme baroque et les orixás d'origine yoruba cohabitent sans se contredire.
Reste une cité à deux étages, coupée en ville haute et ville basse par une falaise que relie le fameux ascenseur Lacerda. En haut, le Pelourinho et ses façades pastel classées à l'UNESCO ; en bas, le port, le marché et le rivage. Autour, des kilomètres de plages, un carnaval de rue parmi les plus grands du monde, et une chaleur humaine qui fait vite oublier les précautions d'usage. On vient à Salvador pour comprendre d'où vient l'âme du Brésil.
Où se trouvent les incontournables à Salvador de Bahia ?
La carte ci-dessous situe les 5 incontournables détaillés dans ce guide : de quoi visualiser les distances entre chaque étape et organiser votre parcours à Salvador de Bahia. Cliquez sur un marqueur pour identifier chaque lieu.
Combien coûte un voyage à Salvador de Bahia en 2026 ? Calculette budget
Estimez votre budget à Salvador de Bahia selon votre style de voyage : hébergement, repas, activités et transport sur place compris (hors vols). Ajustez la durée et le nombre de voyageurs, les totaux se recalculent.
Vols en sus, à comparer selon vos dates. Montants indicatifs par personne, hors vol, à ajuster selon la saison.
La monnaie est le réal brésilien (BRL). Les cartes bancaires sont largement acceptées dans les hôtels, restaurants et commerces, mais il est utile de garder du liquide pour les marchandes d'acarajé, les petits marchés et les pourboires. On retire des espèces aux distributeurs des banques établies, de préférence en journée et dans des lieux fréquentés, et l'on prévient sa banque du voyage. Mieux vaut fractionner son argent et ne pas tout porter sur soi.
Sécurité à Salvador de Bahia : faut-il s'inquiéter ?
Salvador est une ville chaleureuse et accueillante, mais elle demande une vigilance réelle, surtout dans le centre historique et la ville basse. On évite d'exhiber bijoux, appareils photo et téléphones, on ne garde sur soi que le nécessaire, et l'on privilégie les VTC plutôt que la marche la nuit, y compris pour de courtes distances autour du Pelourinho. Les plages se profitent en journée et l'on ne laisse rien sans surveillance sur le sable. Certains quartiers périphériques sont à éviter et l'on se renseigne auprès de son hébergement sur les secteurs déconseillés. Avec ces précautions de bon sens, sans paranoïa, le séjour se déroule sereinement et la gentillesse des Bahianais fait le reste.
À voir et à faire à Salvador de Bahia
Les incontournables à ne pas manquer, de nos coups de cœur vécus sur place aux grands classiques à ne pas rater :
- le Pelourinho colonial
- l’ascenseur Lacerda
- la capoeira et les blocos afro
- l’église do Bonfim
- la cuisine bahianaise (acarajé, moqueca)
Le Pelourinho

Cœur historique de Salvador, le Pelourinho déroule ses ruelles pavées et ses maisons coloniales aux couleurs vives, bleu, ocre, rose et vert, restaurées après des décennies d'abandon. Le quartier tient son nom sombre du pilori où l'on châtiait autrefois les esclaves, mémoire que la ville n'efface pas. Aujourd'hui, il concentre églises baroques, ateliers d'artisans, écoles de capoeira et terrasses de musique. L'église São Francisco, croulant sous les dorures et les azulejos, en est le joyau absolu. Le soir, les percussions résonnent entre les façades et la place s'anime de danseurs. On y flâne sans plan précis, l'oreille tendue vers le prochain tambour.
L'ascenseur Lacerda et la ville basse

Salvador se lit sur deux niveaux séparés par une falaise abrupte, et l'ascenseur Lacerda est le trait d'union entre les deux. Inauguré en 1873 puis modernisé dans son allure Art déco, il descend ses passagers en une poignée de secondes vers la ville basse, la Cidade Baixa, pour quelques centimes. En haut, la terrasse offre l'un des plus beaux panoramas sur la baie de Tous les Saints et ses voiliers. En bas s'étend le quartier du commerce et du port, avec le Mercado Modelo, ancien entrepôt reconverti en halle d'artisanat. On y marchande hamacs, instruments et objets en cuir. C'est aussi le point d'embarquement vers les îles de la baie.
L'église et le fort de Bonfim

Perchée sur une colline de la presqu'île d'Itapagipe, l'église du Senhor do Bonfim est le sanctuaire le plus vénéré de Salvador. Ses grilles disparaissent sous des milliers de rubans colorés, les fitas, que l'on noue en formulant trois vœux censés se réaliser quand le ruban tombe de lui-même. Le lieu illustre parfaitement le syncrétisme bahianais : le Christ du Bonfim y est aussi honoré comme Oxalá, l'un des grands orixás du candomblé. Chaque janvier, la lavagem do Bonfim rassemble une foule immense qui lave les marches à l'eau parfumée. L'intérieur abrite une salle des miracles émouvante, tapissée d'ex-voto. Non loin, les forts défendant la baie rappellent le passé militaire de la cité.
La capoeira et le candomblé

Nulle part la culture afro-brésilienne n'est aussi vivante qu'à Salvador. La capoeira, art martial déguisé en danse né dans la résistance des esclaves, s'y pratique en cercle, la roda, au son grave du berimbau et des chants en portugais mêlé de langues africaines. On croise ces rondes dans le Pelourinho, mais les vraies écoles se visitent aussi pour un cours d'initiation. Le candomblé, religion des orixás venue du golfe de Guinée, se célèbre dans les terreiros, des lieux de culte où le tambour appelle les divinités. Les blocos afro comme l'Olodum ont porté ces percussions jusque dans le carnaval et sur les scènes du monde entier. Assister à une répétition ouverte reste une expérience marquante.
Les plages et la cuisine bahianaise

Salvador est aussi une ville balnéaire, bordée de plages sur des dizaines de kilomètres. Le Porto da Barra, petite baie abritée en plein centre, est réputé pour ses couchers de soleil sur l'océan et son ambiance populaire ; tout près, le phare de la Barra abrite un musée nautique. Plus au nord, Itapuã et Stella Maris offrent des eaux plus ouvertes et animées le week-end. Sur le sable, les marchandes en tenue blanche vendent l'acarajé, beignet de haricots frit dans l'huile de dendê et garni de crevettes et de vatapá. À table, la moqueca de poisson mijotée au lait de coco et à la coriandre incarne à elle seule la cuisine bahianaise. On accompagne le tout d'une caïpirinha bien fraîche.
Combien de jours et quel itinéraire à Salvador de Bahia ?
Comptez trois à quatre jours pour prendre le pouls de Salvador : le Pelourinho et ses églises, la ville basse et le marché, le Bonfim, une soirée de percussions et une ou deux plages. En prolongeant, on ajoute une excursion en bateau vers les îles de la baie de Tous les Saints ou une échappée vers la Chapada Diamantina, à l'intérieur des terres. Voici deux durées repères, à adapter à vos dates :
🗺️ Découvrir l'itinéraire au Brésil · 📓 Carnet de voyage au Brésil à imprimer (PDF)
Salvador de Bahia en 3 jours (l'essentiel)
Jour 1 : plongée dans le Pelourinho, l'église São Francisco et les ateliers, avant une soirée de percussions sur les places du quartier. Jour 2 : descente par l'ascenseur Lacerda vers la ville basse, le Mercado Modelo et le sanctuaire du Bonfim, puis un cours d'initiation à la capoeira. Jour 3 : détente au Porto da Barra, visite du phare et dîner de moqueca face à l'océan.
Salvador de Bahia en 5 jours (approfondi)
On reprend les trois premiers jours, puis on consacre une journée à une excursion en bateau dans la baie de Tous les Saints, vers l'île d'Itaparica et ses plages tranquilles. La cinquième journée se vit plus au calme : marché de Sao Joaquim, quartier de Rio Vermelho et sa vie nocturne, ou repos sur les plages du nord comme Itapuã. Les amateurs de nature prolongeront vers la Chapada Diamantina.
Comment s'y rendre et se déplacer à Salvador de Bahia ?
Depuis la France, il n'existe pas de vol direct pour Salvador : on transite en général par Lisbonne, São Paulo ou Rio de Janeiro, pour un temps de trajet total d'une quinzaine d'heures. L'aéroport international de Salvador se situe à une vingtaine de kilomètres au nord du centre ; un taxi officiel, une application de VTC ou une navette rejoint le Pelourinho et Barra en trente à quarante-cinq minutes selon le trafic. Il est prudent de réserver son transfert à l'avance pour une arrivée de nuit.
En ville, le Pelourinho se parcourt entièrement à pied, ses ruelles étant pavées et souvent piétonnes, tandis que l'ascenseur Lacerda et le plan incliné Gonçalves relient facilement la ville haute et la ville basse pour quelques centimes. Pour les trajets plus longs, vers les plages du nord ou le Bonfim, les applications de VTC sont pratiques, sûres et bon marché, et souvent préférables aux bus bondés. Le métro dessert surtout les quartiers périphériques et l'aéroport. On évite de marcher seul la nuit dans les secteurs déserts et l'on privilégie alors la voiture.
Où dormir à Salvador de Bahia ?
Le choix du quartier structure le séjour. Le Pelourinho et le centre historique séduisent les amateurs de patrimoine et d'ambiance, à deux pas des églises et des percussions, dans de charmantes pousadas installées dans des maisons coloniales ; en contrepartie, le secteur est très animé le soir et demande un peu de vigilance la nuit. Santo Antônio Além do Carmo, dans le prolongement du Pelourinho, offre une alternative plus calme, avec de jolies chambres d'hôtes et des terrasses tournées vers la baie.
Pour un séjour plus balnéaire, le quartier de Barra, autour du phare et de la plage du Porto da Barra, réunit hôtels, auberges et commerces dans une atmosphère détendue et sûre en journée. Rio Vermelho, quartier bohème et nocturne, plaît à ceux qui cherchent bars, restaurants et musique en soirée. Dans tous les cas, mieux vaut réserver bien à l'avance pour le carnaval et le réveillon, où les prix s'envolent et les meilleures adresses affichent complet des mois avant.
Que manger à Salvador de Bahia ?
La cuisine bahianaise est l'une des plus typées du Brésil, héritée directement de l'Afrique de l'Ouest et parfumée à l'huile de dendê, tirée du palmier à huile. L'acarajé en est l'emblème : un beignet de haricots frit, fendu et garni de vatapá, de crevettes séchées et de salade pimentée, vendu par les baianas do acarajé en tenue blanche à tous les coins de rue. La moqueca, ragoût de poisson ou de fruits de mer mijoté au lait de coco, à la tomate et à la coriandre dans une marmite de terre, se déguste attablé, généreusement partagée.
Autour, une ribambelle de saveurs complète le tableau : le bobó de camarão crémeux à base de manioc, le caruru aux gombos, les brochettes de queijo coalho grillées sur la plage, et la douceur de la cocada à la noix de coco. On arrose le tout d'une caïpirinha à la cachaça ou d'un jus de fruits tropicaux, açaí, cajou ou fruit de la passion. Pour un panorama complet des produits, le marché de Sao Joaquim, coloré et débordant, plonge le visiteur au cœur du garde-manger bahianais.
Pour quel type de voyageur ?
Salvador de Bahia se prête à un voyage culturel, festif et gourmand. Que l'on parte en amoureux, entre amis et même en famille, chacun y trouve son rythme. Côté hébergement, on trouve surtout des hôtels classiques et des hôtels de charme.
Formalités & infos pratiques
Pour les voyageurs français, aucun visa n'est nécessaire pour un séjour touristique de moins de 90 jours ; un passeport en cours de validité suffit. La langue principale est le portugais, et depuis Paris comptez ~10h + vol intérieur.
Sur place, pour garder internet sans payer le roaming, une eSIM à Salvador de Bahia s'active en quelques minutes et fonctionne dès l'atterrissage (forfaits à partir de 6,99 €). Pensez aussi à une assurance voyage adaptée.
Répondez à 5 questions et trouvez la destination qui colle à vos envies.
Faire le quiz →
Questions fréquentes à Salvador de Bahia
Quel budget prévoir pour un voyage à Salvador de Bahia ?
Comptez en moyenne 60-120 €/jour par personne (hors vol), soit un budget modéré (€€). À ajuster selon la saison et le style de voyage.
Faut-il un visa pour se rendre à Salvador de Bahia (voyageur français) ?
Formalités : aucun visa nécessaire (moins de 90 jours). La monnaie locale est le réal brésilien (BRL) et la langue principale est le portugais. Vérifiez toujours les conditions à jour avant le départ.
Combien de temps de vol depuis Paris ?
Pour rejoindre Salvador de Bahia depuis Paris, comptez ~10h + vol intérieur.
Quelle est la meilleure période pour visiter Salvador ?
De septembre à mars, la saison est chaude et plus sèche, idéale pour les plages et les festivités ; le carnaval, en février ou début mars, est l'un des plus grands du monde mais fait grimper les prix. Les mois d'avril à juillet sont plus pluvieux, avec des averses fréquentes mais souvent courtes, et une ville moins fréquentée.
Combien de jours faut-il pour visiter Salvador ?
Trois à quatre jours permettent de découvrir le Pelourinho, la ville basse, le Bonfim, une soirée de percussions et quelques plages. En restant cinq jours ou plus, on ajoute une excursion en bateau dans la baie de Tous les Saints ou une échappée vers la Chapada Diamantina, à l'intérieur des terres.
Salvador est-elle une ville dangereuse ?
Salvador demande une vigilance réelle, surtout la nuit et dans le centre historique, mais un voyage s'y déroule sereinement avec des précautions de bon sens. On évite d'exhiber objets de valeur, on préfère les VTC à la marche nocturne et l'on se renseigne auprès de son hébergement sur les quartiers à éviter.
Que faut-il absolument goûter à Salvador ?
L'acarajé, beignet de haricots frit dans l'huile de dendê et garni de crevettes, est incontournable, tout comme la moqueca, ragoût de poisson au lait de coco. On complète avec le bobó de camarão, une caïpirinha et, pour les gourmands, une cocada à la noix de coco.
Comment se déplacer dans Salvador ?
Le Pelourinho se parcourt à pied, et l'ascenseur Lacerda relie la ville haute à la ville basse pour quelques centimes. Pour les plages, le Bonfim ou l'aéroport, les applications de VTC sont pratiques, économiques et plus sûres que les bus, surtout en soirée.







