Quand partir à Amalfi et Ravello ?
Meilleure période : Mai-Juin, Septembre-Octobre
- ✓Jardins de la Villa Rufolo et de la Villa Cimbrone dans la douceur
- ✓Citronniers en terrasses, saison du fameux citron d'Amalfi
- ✓Route côtière plus fluide qu'en plein été
- ✗Mer encore fraîche en mai
- ✗Week-ends de juin déjà bien fréquentés
- ✓Concerts du festival de Ravello dans les jardins face à la mer
- ✓Mer chaude et longues journées de plage
- ✗Route amalfitaine saturée, bus et parkings pris d'assaut
- ✗Affluence maximale sur les petites plages
Températures et pluie relevées à Cathédrale Sant'Andrea · moyennes des dernières années, données Open-Meteo (ERA5).
Méditerranéen doux, très fréquenté l’été. La meilleure période pour partir à Amalfi et Ravello s'étend sur mai, juin, septembre et octobre, avec des températures qui montent jusqu'à 29-31°C (été). À l'inverse, janvier, février, mars, avril, juillet, août, novembre et décembre sont généralement moins favorables (météo moins clémente ou forte affluence, selon la destination), même si un voyage reste possible en s'organisant. En haute saison, réservez tôt : les prix et la fréquentation grimpent vite.
Partir à contre-courant. Pour éviter la foule sans trop sacrifier la météo, visez avril, juillet, août et novembre : l'affluence retombe, les prix aussi, et le climat reste correct.
Ces mois vous inspirent ? Voyez aussi ce qui se fait de mieux ailleurs : où partir en mai · où partir en juin · où partir en septembre · où partir en octobre.
En bref
Pourquoi partir à Amalfi et Ravello ?
Sur la côte amalfitaine, Amalfi occupe une place à part. La ville a donné son nom à tout le littoral, et pour cause : au Moyen Âge, elle fut l'une des quatre grandes républiques maritimes italiennes, rivale de Venise, de Gênes et de Pise. Ses navires sillonnaient la Méditerranée, ses marchands rapportaient des étoffes et des idées d'Orient, et le fameux code maritime amalfitain faisait autorité sur les mers. De cette gloire ancienne, il reste une silhouette accrochée à la falaise, un dédale de ruelles blanches qui grimpent vers la montagne, et une cathédrale dont l'escalier monumental domine la place centrale. On vient ici pour cette densité rare : en quelques centaines de mètres, on passe du port aux échoppes de limoncello, de la piazza animée au silence d'un cloître.
On associe souvent la côte amalfitaine à Positano et à ses maisons pastel en cascade, mais Amalfi offre une autre lecture du littoral, plus historique et plus vivante à l'année. La ville se visite à pied, en levant la tête vers les campaniles et les balcons fleuris, et se prolonge vers l'intérieur par la vallée des Moulins, une gorge verdoyante où l'on fabriquait jadis le célèbre papier d'Amalfi. Juste au-dessus, accrochée à six cents mètres d'altitude, Ravello joue une partition différente : plus calme, plus raffinée, tournée vers ses jardins et ses villas. Le contraste entre l'agitation du bord de mer et la sérénité des hauteurs fait tout le sel d'un séjour dans ce coin de Campanie.
Ce duo Amalfi et Ravello résume à lui seul ce que la côte a de meilleur : le patrimoine, les panoramas et l'art de vivre. On y goûte les citrons énormes qui poussent en terrasses, on y boit le limoncello glacé, on y flâne sans but précis entre deux points de vue. La région se prête aussi bien à une escapade de deux jours qu'à un séjour plus contemplatif, à condition d'accepter son rythme : celui des routes en lacets, des bus qui montent au pas, et des fins de journée où la lumière dore la mer en contrebas.
Où se trouvent les incontournables à Amalfi et Ravello ?
La carte ci-dessous situe les 5 incontournables détaillés dans ce guide : de quoi visualiser les distances entre chaque étape et organiser votre parcours à Amalfi et Ravello. Cliquez sur un marqueur pour identifier chaque lieu.
Combien coûte un voyage à Amalfi et Ravello en 2026 ? Calculette budget
Estimez votre budget à Amalfi et Ravello selon votre style de voyage : hébergement, repas, activités et transport sur place compris (hors vols). Ajustez la durée et le nombre de voyageurs, les totaux se recalculent.
Vols en sus, à comparer selon vos dates. Montants indicatifs par personne, hors vol, à ajuster selon la saison.
On paie en euros, et la carte bancaire est acceptée dans la plupart des hôtels et restaurants, mais il est prudent de garder du liquide pour les petits commerces, les cafés et les billets de bus. Les distributeurs sont présents à Amalfi ; ils se raréfient dans les villages perchés.
Sécurité à Amalfi et Ravello : faut-il s'inquiéter ?
La côte amalfitaine est une destination sûre, très touristique et bien encadrée. Les précautions se résument à celles de tout lieu fréquenté : surveiller ses affaires dans les bus bondés et sur les embarcadères, et se méfier de la circulation sur les routes étroites où trottoirs et bas-côtés manquent souvent. Le vrai point d'attention reste physique : les innombrables escaliers, pentes et dénivelés rendent la ville peu adaptée aux personnes à mobilité réduite et fatigante par forte chaleur. De bonnes chaussures, de l'eau et un chapeau suffisent le plus souvent à passer un séjour serein.
À voir et à faire à Amalfi et Ravello
Les incontournables à ne pas manquer, de nos coups de cœur vécus sur place aux grands classiques à ne pas rater :
- la cathédrale Sant’Andrea
- le cloître du Paradis
- Ravello et la Villa Rufolo
- la Terrasse de l’Infini
- le limoncello d’Amalfi
La cathédrale Sant'Andrea

On la voit avant tout le reste : sa façade rayée de noir et de blanc, couronnée d'une mosaïque dorée qui capte le soleil, se dresse au sommet d'un grand escalier de soixante-deux marches. Dédiée à saint André, patron de la ville, la cathédrale mêle les styles au fil des siècles, du roman à l'influence arabo-normande. Le campanile voisin, coiffé de tuiles vernissées, date du début du treizième siècle. À l'intérieur, la crypte abrite les reliques du saint, rapportées de Constantinople lors de la quatrième croisade. La montée des marches, un peu raide, se transforme vite en poste d'observation sur la place animée en contrebas. C'est le point de départ naturel de toute visite d'Amalfi.
Le cloître du Paradis

Accolé à la cathédrale, ce cloître construit au treizième siècle servait de cimetière pour les notables de la ville. Ses arcs entrelacés, blancs et effilés, trahissent une nette inspiration arabe, souvenir des liens commerciaux d'Amalfi avec l'Orient. La cour intérieure, plantée de palmiers, offre une parenthèse de fraîcheur et de silence au cœur de l'agitation. Tout autour, on découvre des fragments de sarcophages antiques, des fresques et des colonnes récupérées de monuments plus anciens. La lumière filtrée par les arcades y compose un décor presque irréel, très photographié. On y accède par le même billet que la cathédrale, et la visite s'enchaîne naturellement avec la crypte et le petit musée diocésain.
Ravello et la Villa Rufolo

Perchée bien au-dessus d'Amalfi, Ravello se rejoint en une trentaine de minutes de bus par une route en lacets. Le village, plus paisible et plus élégant que le bord de mer, s'organise autour d'une place ombragée et de deux villas célèbres. La Villa Rufolo, construite au treizième siècle par une riche famille de marchands, déploie des jardins en terrasses suspendus au-dessus du golfe de Salerne. Leur belvédère fleuri a inspiré Richard Wagner pour son opéra Parsifal. Chaque été, ces terrasses accueillent un festival de musique classique réputé, dont la scène semble flotter au-dessus du vide. Même hors saison, la vue sur la côte suffit à justifier la montée.
La Villa Cimbrone et la Terrasse de l'Infini

À l'autre bout de Ravello, un chemin bordé de jardins mène à la Villa Cimbrone, remaniée au début du vingtième siècle par un aristocrate anglais épris de beauté. Son point d'orgue est la Terrasse de l'Infini, une longue balustrade bordée de bustes de marbre ouverte sur un panorama vertigineux. La mer, la côte et le ciel s'y confondent dans une même ligne d'horizon, ce qui vaut à l'endroit sa réputation de plus beau point de vue d'Italie. Les jardins alentour, mêlant temples, statues et allées ombragées, invitent à la flânerie. La villa a séduit écrivains et artistes, de Virginia Woolf à Greta Garbo. On y prend le temps, loin de la foule du littoral.
Les ruelles, le limoncello et la vallée des Moulins

Derrière la place principale, Amalfi se replie en un lacis de ruelles étroites, d'escaliers et de passages voûtés qu'il faut arpenter sans carte. On y croise les échoppes de limoncello, cette liqueur jaune vif tirée des citrons énormes qui poussent en terrasses sur les pentes. La delizia al limone, petit dôme de génoise et de crème citronnée, se déguste dans les pâtisseries du centre. En remontant la vallée des Moulins, on découvre une gorge verdoyante où tournaient les moulins à papier : le Museo della Carta y raconte la fabrication du papier d'Amalfi, réputé dès le Moyen Âge. La balade, ombragée et rafraîchie par le torrent, contraste avec la chaleur du bord de mer. C'est le versant secret et artisanal de la ville.
Combien de jours et quel itinéraire à Amalfi et Ravello ?
Deux jours forment le bon format pour Amalfi et Ravello sans se presser. Une journée complète permet de faire le tour de la ville basse, de la cathédrale à la vallée des Moulins ; une seconde s'impose pour monter à Ravello et prendre le temps de ses deux villas. Ceux qui veulent rayonner vers Positano, Sorrente ou les sentiers de randonnée gagneront à rester trois ou quatre nuits sur place.
🗺️ Découvrir l'itinéraire sur la Côte amalfitaine & Naples · 📓 Carnet de voyage sur la Côte amalfitaine & Naples à imprimer (PDF)
Amalfi et Ravello en 1 jour
Commencer tôt par la Piazza del Duomo et la montée de l'escalier vers la cathédrale Sant'Andrea, puis enchaîner avec le cloître du Paradis et la crypte. Descendre ensuite vers le port et flâner dans les ruelles pour goûter une delizia al limone et repérer les échoppes de limoncello. L'après-midi, remonter la vallée des Moulins jusqu'au Museo della Carta, au frais le long du torrent, avant de revenir prendre un verre face à la mer au coucher du soleil.
Amalfi et Ravello en 2 jours
Consacrer la première journée à Amalfi même, comme ci-dessus, sans oublier une pause sur la petite plage ou un tour en bateau le long de la côte. Le lendemain, prendre le bus du matin pour Ravello : visiter d'abord la Villa Rufolo et ses jardins en terrasses, puis rejoindre à pied la Villa Cimbrone et sa Terrasse de l'Infini. Déjeuner tranquillement sur la place du village, plus calme et raffinée que le bord de mer, avant de redescendre en fin d'après-midi vers Amalfi.
Comment s'y rendre et se déplacer à Amalfi et Ravello ?
La côte amalfitaine se rejoint le plus souvent depuis Naples ou Sorrente. Depuis Naples, on peut prendre un bus direct, ou combiner le train régional jusqu'à Sorrente puis le bus SITA qui longe la corniche. En haute saison, le ferry reste la solution la plus agréable et la plus rapide pour éviter les embouteillages : des liaisons régulières relient Amalfi à Positano, Sorrente et Salerne, avec l'avantage d'une arrivée directe au port, au pied de la ville.
Sur place, on circule surtout à pied dans Amalfi, dont le centre est piéton et truffé d'escaliers. Pour monter à Ravello, le bus SITA part de la place principale et grimpe en une trentaine de minutes ; il faut valider son billet à bord ou l'acheter au tabac avant de partir. La voiture n'est pas conseillée : la route étroite en lacets, le trafic dense en été et le stationnement rare et coûteux en font plus une contrainte qu'un atout. Mieux vaut privilégier bus et bateaux.
Où dormir à Amalfi et Ravello ?
Amalfi même concentre les hébergements les plus pratiques, du petit hôtel familial dans les ruelles aux adresses de charme accrochées à la falaise avec vue sur le port. Se loger dans la ville basse permet de tout faire à pied et de profiter de l'ambiance en soirée, une fois les excursionnistes repartis. Les prix grimpent nettement de juin à septembre, et les meilleures chambres avec balcon sur la mer partent des mois à l'avance.
Ravello offre une alternative plus paisible et plus raffinée, appréciée de ceux qui cherchent le calme et les panoramas plutôt que l'animation du littoral. Les villas transformées en hôtels y proposent des cadres d'exception, mais à des tarifs souvent élevés. Pour un budget plus mesuré, on peut viser les villages voisins comme Atrani, à quelques minutes à pied d'Amalfi, ou loger à Salerne et à Sorrente, mieux desservis et plus abordables, quitte à faire le trajet en ferry chaque jour.
Que manger à Amalfi et Ravello ?
La cuisine locale tourne autour du citron, omniprésent sur les pentes en terrasses. On le retrouve dans le limoncello servi glacé en fin de repas, dans la delizia al limone, ce dôme moelleux de génoise et de crème citronnée, et jusque dans les plats de pâtes parfumés au zeste. La mer fournit le reste : anchois marinés, moules, spaghetti alle vongole et fritures de petits poissons. Les tomates, la mozzarella et l'huile d'olive de Campanie complètent une table simple et ensoleillée.
Pour manger, on quitte volontiers la place centrale, plus touristique, au profit des trattorias glissées dans les ruelles ou du village d'Atrani voisin, resté authentique. À Ravello, quelques tables élégantes profitent de terrasses panoramiques, idéales pour un déjeuner tranquille entre deux villas. Les pâtisseries du centre d'Amalfi se prêtent à une pause gourmande en milieu de journée, et l'on rapporte facilement une bouteille de limoncello ou un savon au citron en souvenir.
Pour quel type de voyageur ?
Amalfi et Ravello se prête à un voyage culturel, romantique et gourmand. Que l'on parte en amoureux, en famille et même entre amis, chacun y trouve son rythme. Côté hébergement, on trouve surtout des hôtels classiques, des hôtels de charme et des resorts.
Formalités & infos pratiques
Pour les voyageurs français, aucun visa n'est nécessaire : le pays fait partie de l'Union européenne, et une carte d'identité en cours de validité suffit. La langue principale est l'italien, et depuis Paris comptez ~2h (Naples) + route.
Sur place, pour garder internet sans payer le roaming, une eSIM à Amalfi et Ravello s'active en quelques minutes et fonctionne dès l'atterrissage (forfaits à partir de 3,99 €). Pensez aussi à une assurance voyage adaptée.
Répondez à 5 questions et trouvez la destination qui colle à vos envies.
Faire le quiz →
Questions fréquentes à Amalfi et Ravello
Quel budget prévoir pour un voyage à Amalfi et Ravello ?
Comptez en moyenne 110-200 €/jour par personne (hors vol), soit un budget modéré (€€). À ajuster selon la saison et le style de voyage.
Faut-il un visa pour se rendre à Amalfi et Ravello (voyageur français) ?
Formalités : aucun visa nécessaire (UE) ; carte d’identité suffit. La monnaie locale est l'euro (€) et la langue principale est l'italien. Vérifiez toujours les conditions à jour avant le départ.
Combien de temps de vol depuis Paris ?
Pour rejoindre Amalfi et Ravello depuis Paris, comptez ~2h (Naples) + route.
Combien de temps faut-il pour visiter Amalfi et Ravello ?
Deux jours suffisent pour l'essentiel : une journée pour Amalfi, sa cathédrale et la vallée des Moulins, une autre pour monter à Ravello et ses deux villas. Un séjour de trois ou quatre nuits permet d'y ajouter Positano, Sorrente ou quelques randonnées le long de la côte.
Comment aller de Amalfi à Ravello ?
Le plus simple est le bus SITA, qui part de la place principale d'Amalfi et grimpe à Ravello en une trentaine de minutes par une route en lacets. On achète son billet au tabac ou à bord. La voiture est déconseillée en raison du trafic et du stationnement difficile.
Quelle est la meilleure période pour venir ?
Le printemps, de la fin avril à juin, et le début de l'automne, en septembre et octobre, offrent une belle lumière, des températures agréables et moins de foule. Juillet et août sont très chauds, très fréquentés et nettement plus chers. L'hiver est calme mais de nombreux commerces ferment.
Faut-il louer une voiture sur la côte amalfitaine ?
Ce n'est pas recommandé. La route côtière est étroite, sinueuse et souvent embouteillée en saison, et les places de parking sont rares et coûteuses. Les bus SITA et les ferries desservent bien les principales villes et rendent la voiture plus contraignante qu'utile.
Que rapporter d'Amalfi ?
Le limoncello, tiré des citrons géants de la région, est le souvenir le plus emblématique. On trouve aussi des produits au citron, des céramiques colorées et le célèbre papier d'Amalfi, fabriqué de façon artisanale dans la vallée des Moulins et vendu au Museo della Carta.









